► Lu pour vous
Les abeilles ne prédisent pas la fin du monde, mais elles peuvent révéler des signaux importants sur l’état de l’environnement. Ce rapport belge montre pourquoi l’abeille mellifère peut servir de sentinelle de certaines contaminations, tandis que les abeilles sauvages renseignent davantage sur la qualité des habitats. L’enjeu n’est pas de tirer des conclusions hâtives à partir d’un rucher isolé, mais de construire une observation collective, rigoureuse et utile pour le suivi du vivant.
Certains acaricides utilisés en lutte alternative contre Varroa comme par exemple l'acide formique ou les huiles essentielles ne présentent pas toujours une efficacité suffisante. Nous préconisons comme mesures complémentaires le retrait du couvain de mâles ou la formation de jeunes colonies au printemps. Ces interventions visent à freiner le développement des populations de Varroa et à diminuer ainsi la pression d’infestation. Elles ont l’avantage de pouvoir être réalisées durant la pleine saison apicole alors que le recourt à la chimiothérapie présenterait d’importants risques de contamination des récoltes de miel.
Les cellules du rayon ne servent pas seulement au stockage du miel ou à l’élevage du couvain. Une étude montre que les abeilles les utilisent aussi comme lieu de repos, voire de sommeil. En observant les mouvements de l’abdomen, il devient possible de distinguer une abeille endormie d’une abeille occupée à chauffer le couvain, ce qui ouvre de nouvelles perspectives sur l’organisation de la vie dans la colonie.
L’Institut pour la recherche apicole de l’Université de Hohenheim a découvert une substance active contre le varroa : le chlorure de lithium.
C’est une très bonne nouvelle, bien que la substance active (avant d’être mise sur le marché en tant que médicament pour les abeilles) doive bien sûr encore être testée davantage afin de déterminer le meilleur dosage et d’exclure les effets secondaires pour les abeilles et les utilisateurs ainsi que le risque de résidus. Il faudra donc encore un certain temps avant que la lutte contre le varroa puisse être optimisée.
Contrairement aux insectes sociaux dont fait partie notre abeille Apis mellifera, les abeilles sauvages ou solitaires n’ont pas le même mode de vie. Elles ne partagent pas leur nid, ne coopèrent pas dans l’élevage du couvain, ne connaissent les chevauchements de générations, ne stockent pas de miel, travaillent de façon indépendante, ne sont pas agressives et souvent n’ont pas de dard.
Le calendrier apicole qui suit a été créé par un apiculteur amateur ayant sa méthode propre. Les tâches à exécuter chaque mois sont très dépendantes de la région, de l’altitude, du type de ruche, du type d’abeilles et de bien d’autres facteurs.Ce calendrier a été créé dans le but d’aider les débutants de notre syndicat et de notre région à gérer leurs premières ruches tout au long de l’année et de leur apporter des réponses aux éventuelles questions qu’ils peuvent se poser mois après mois.
L’ITSAP (http://blog-itsap.fr/) a participé à un essai européen sur la technique de l’interruption de couvain dans la lutte contre varroa qui visait à quantifier l’efficacité, l’impact sur le développement des colonies et la praticité de différentes approches, combinées ou pas avec l’usage d’acide oxalique. Voici une synthèse des résultats et de la discussion de l’article scientifique (Büchler et al.) publié cette année dans Journal of Apicultural Research.
Faire ou ne pas faire des faux-bourdons : voilà la question que le retour de la bonne saison vient poser à nos abeilles. Dans une colonie, les mâles sont en effet un luxe : ils sont bien plus coûteux à élever que les ouvrières. Et la dépense ne s’arrête pas à l’émergence : adultes, les faux-bourdons restent pour l’essentiel à charge de leurs sœurs. Ajoutons à cela qu’ils ne contribuent en rien aux travaux de récolte, et guère à la maintenance de la ruche… Mais ce luxe est nécessaire : l’unique fonction des mâles, la propagation des gènes, est au cœur du sens biologique de la vie. Maximiser les chances de se reproduire tout en conservant celles de survivre : c’est à cette subtile balance, à laquelle contribuent aussi bien la reine que ses ouvrières, que nous vous proposons de nous intéresser aujourd’hui.
► Lu pour vous
Pour réussir un élevage de reines, il ne suffit pas de produire de belles cellules royales : la qualité des faux-bourdons compte tout autant. Cet article résume ce que l’on sait sur leur développement, leur maturité sexuelle, l’influence de varroa et les limites du contrôle des fécondations en rucher ouvert.
L’alimentation semble jouer un rôle particulièrement important pour la santé et les défenses immunitaires des abeilles. Celles-ci doivent disposer en permanence de nectar et de pollen. Cependant, cette exigence est difficilement satisfaite dans le paysage agricole moderne. Des périodes sans miellée durant la phase la plus intensive d’élevage du couvain stoppent la croissance des colonies et entraînent une plus grande sensibilité aux maladies.
La résistance des abeilles au varroa ne se résume ni à un seul trait, ni à un sigle comme VSH ou MNR. Cet article propose un état des lieux clair et nuancé des mécanismes aujourd’hui discutés, en montrant pourquoi ce qui compte vraiment, au rucher, est la capacité d’une colonie à freiner durablement la croissance du parasite et à mieux traverser la saison.
La communication chez les abeilles est très élaborée et a fait l'objet de nombreuses études. Il y a bien sûr la « danse frétillante ou danse en huit » bien connue de tout le monde, mais ce que l’on sait moins, c’est que cette danse sert uniquement à indiquer le lieu de la source de nourriture. Tout en dansant, l’abeille libère des messagers chimiques servant à recruter d’autres butineuses et à leur indiquer le type et la richesse de cette source. Il y a donc bien une communication basée sur un échange de substances chimiques appelées phéromones.
Berberis vulgaris est le nom scientifique de l’épine-vinette, un buisson qui doit son nom à une boisson légèrement fermentée produite à partir de ses baies rouges, qui rappelle le vin. Mais son intérêt pour les apiculteurs réside plutôt dans ses fleurs, qui produisent un nectar très abondant pendant les mois de mai et de juin.
La création, dès le printemps, de plusieurs nuclei à partir d’une petite colonie sur 6 cadres est très rentable et aisée pour peu que l’apiculteur suive le développement de la souche, transfère les cadres de couvain sur 2 corps superposés et que les apports fréquents de sirop stimulent une reine particulièrement prolifique.
Les œufs pondus par la reine passent par plusieurs stades de développement. Le premier, qui dure à peine 3 jours, est le plus critique parce qu’il correspond au développement, à l'intérieur de l'œuf, du système nerveux et digestif de la larve qui va naître. Après l'éclosion de l’œuf, commence l'étape larvaire avec la naissance d’une larve sans antennes, sans yeux, sans pattes, sans ailes qui sera nourrie avec un régime composé exclusivement de gelée royale pendant 3 jours.
(Foto: kleinewelt)
En Suisse comme partout ailleurs, les abeilles disparaissent, parfois de manière dramatique. Or sans abeilles, ce n'est pas seulement le miel qui risque de manquer, mais aussi les fruits et les légumes. Pour tenter de percer le mystère de la disparition des abeilles, Fred et Jamy se sont rendus dans le Vaucluse. Fred est partie à la rencontre d'apiculteurs et d'agriculteurs. Jamy, quand à lui a installé son mini labo à l'INRA d'Avignon au beau milieu des ruches destinées à la recherche.
Le safran, épice très appréciée en cuisine, correspond aux pistils séchés d’une espèce de crocus, crocus sativus ou safran cultivé. C’est une plante herbacée vivace à bulbe, dont la fleur a six tépales (tépales = pièces constitutives d’une fleur similaires aux pétales) mauves striés de violet.
Les abeilles qui construisent leurs propres rayons ont moins tendance à essaimer car les phéromones dégagées lors de la production de cire informent la reine sur l'accroissement du volume de la ruche.
La cire provient de glandes spécialisées et logées dans l’abdomen des jeunes abeilles cirières âgées d’environ 12 jours, évoluant dans un environnement entre 33°C et 36°C. Les cirières consomment beaucoup de sucre pour la production de cire, soit environ 7.5 kg pour 1 kg de cire. Celle-ci se présente sous forme de petites écailles d’un poids inférieur à 1mg. A l’aide de ses pattes postérieures l'abeille les ramène jusqu’à ses mandibules, les malaxe et les assemble pour construire les alvéoles.
D’après la visioconférence du Prof. Joseph Hemmerlé 11.01.2025, Ecole d’agriculture Châteauneuf / Sion
Le pollen est une ressource essentielle pour les abeilles, mais son intérêt pour l'humain est également notable. Cette présentation met en lumière les rôles, les caractéristiques et les applications de cette matière biologique fascinante.
Au cours de l’année dernière, des articles traitant de falsification de cire ont souvent été publiés dans la presse spécialisée. Les dégâts consistent en affaissement de rayons, du couvain lacunaire sur des rayons fraîchement construits et des abeilles restées coincées au moment de l’éclosion. A l’origine de ces problèmes : l’adjonction de stéarine, de paraffine ou d’autres substances organiques. Des résidus de pesticides peuvent également occasionner des dégâts. Comme on le sait d’expérience avec les boules de naphtaline, il existe également le risque que des adjonctions chimiques indésirables dans la cire apparaissent plus tard dans le miel.
La balsamine de d’Himalaya ou balsamine glanduleuse (Impatiens glandulifera), d’origine asiatique, est un exemple typique de plantes qui divisent les apiculteurs, les jardiniers et les écologistes : très mellifère et très décorative, elle constitue pourtant un danger écologique, car elle a un caractère envahissant qui a un lourd impact sur la biodiversité locale.