Dans un modèle simplifié, chaque colonie produit en moyenne 1,7 essaim par an. On suppose que les colonies déjà présentes et celles issues des essaims ont la même probabilité de survie annuelle. Quel taux de survie faut-il approximativement pour maintenir les effectifs sans immigration ?
Une seule réponse est correcte.
- 10 % de survie annuelle.
- 16 % de survie annuelle.
- 37 % de survie annuelle.
- 100 % de survie annuelle.
Voir réponse
Réponse correcte : 3 — environ 37 % de survie annuelle.
Pourquoi ?
- 1 — Faux. Avec 10 % de survie, le facteur de renouvellement vaut 0,10 × 2,7 = 0,27. Les effectifs diminuent dans ce modèle.
- 2 — Faux. Avec 16 % de survie, ce facteur vaut 0,16 × 2,7 = 0,432, encore inférieur à 1.
- 3 — Vrai. Le maintien des effectifs exige s × (1 + 1,7) = 1, soit s = 1 / 2,7 ≈ 0,3704. Il faut donc environ 37 % de survie annuelle.
- 4 — Faux. La survie de toutes les colonies n’est pas nécessaire : la reproduction peut compenser une partie des pertes. Avec 100 % de survie et cette reproduction, le modèle prévoit une augmentation des effectifs.
Ce qu’il faut comprendre
Dans cette formule, s représente la survie annuelle et 1,7 le nombre moyen d’essaims produits par colonie et par an. Le terme 1 correspond à la colonie déjà présente. Le produit s × (1 + 1,7) représente le facteur de renouvellement : inférieur à 1, il indique un déclin ; égal à 1, un équilibre ; supérieur à 1, une croissance.
La moyenne de 1,7 essaim provient d’une étude sur dix colonies carnica, pendant une seule saison dans le Steigerwald. Elle n’est pas une constante universelle. Dans la réalité, la réussite d’installation et la survie des nouvelles colonies peuvent différer de celles des colonies déjà établies. Le seuil calculé ici est donc une illustration, pas une preuve d’autonomie pour une population réelle.
Dans le suivi suisse présenté dans l’article, la survie annuelle est estimée à 9,6 % ou 15,8 % selon deux méthodes différentes. Les pertes regroupent toutes les causes de disparition ; elles ne sont pas toutes attribuables au varroa. Ces résultats ne décrivent pas toutes les populations libres d’Europe.
À retenir
Une population autonome doit compenser ses pertes par sa propre reproduction. Il faut connaître à la fois la survie des colonies, le nombre d’essaims et leur réussite ; la présence de colonies libres ne suffit pas à établir cet équilibre.
Pour approfondir
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