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Qu’est-ce la glande d’Anhardt ?

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Qu’est-ce que la glande d’Arnhart chez l’abeille ?

  1. Une glande de rappel que les ouvrières exposent à l’entrée de la ruche pour orienter la colonie.
  2. Une glande du dard libérant surtout une phéromone d’alarme lors d’une piqûre.
  3. Une glande tarsale qui participe au dépôt d’une phéromone d’empreinte, notamment utile à l’orientation à l’entrée de la ruche.
  4. Une glande tarsale dont la sécrétion contribue à signaler la présence de la reine dans la colonie.

Réponse correcte : 3 + 4.
3. Une glande tarsale qui participe au dépôt d’une phéromone d’empreinte, notamment utile à l’orientation à l’entrée de la ruche.
4. Une glande tarsale dont la sécrétion contribue à signaler la présence de la reine dans la colonie.

Pourquoi ?

La glande d’Arnhart est une glande tarsale, située au niveau des pattes. Elle produit une sécrétion liée à l’adhérence des pattes et au dépôt d’une « empreinte » chimique sur les surfaces parcourues par l’abeille.

Chez la reine, cette sécrétion est déposée lorsqu’elle marche sur les rayons. Elle participe, avec d’autres phéromones royales, à la perception de la présence de la reine par les ouvrières.

Chez les ouvrières, les sécrétions tarsales peuvent également jouer un rôle de marquage dans certains contextes, par exemple à proximité de l’entrée ou sur des surfaces visitées. Il ne faut toutefois pas les confondre avec la phéromone de Nasonov, qui intervient dans le rappel et l’orientation collective.

 

Ce qu’il faut comprendre

La communication chimique de l’abeille ne repose pas sur une seule glande ni sur une seule molécule. La présence de la reine, l’organisation de la colonie, l’orientation et l’essaimage dépendent d’un ensemble de signaux combinés.

La glande d’Arnhart est surtout intéressante parce qu’elle relie un comportement très simple, marcher sur une surface, à un message chimique discret. La reine laisse ainsi une trace de passage sur les rayons, ce qui contribue à l’information disponible pour les ouvrières.

Dans la pratique apicole, il faut éviter une conclusion trop mécanique du type : « plus de phéromone d’empreinte, donc pas de cellules royales ». La construction de cellules royales dépend aussi de la force de la colonie, de l’âge et de la qualité de la reine, de la place disponible, de la saison et de la dynamique d’essaimage.

 

À retenir

La glande d’Arnhart est une glande tarsale, liée aux pattes de l’abeille. Elle produit une sécrétion associée à l’adhérence et au marquage chimique des surfaces.

Elle ne doit pas être confondue avec la glande de Nasonov, qui joue un rôle majeur dans le rappel et l’orientation collective, ni avec les glandes liées à l’alarme ou au venin.

Chez la reine, la phéromone d’empreinte tarsale contribue à signaler sa présence, mais son effet s’inscrit dans un ensemble plus large de phéromones royales.

 

Pour approfondir

► Phéromones, véritable communication sémiochimique

► Phéromones royales

► Les phéromones, acteurs de la plasticité comportementale

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