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Quelle maladie (B7) ?

Reconnaissez-vous cette maladie du couvain ? Expliquez ce que vous voyez.

  1. Couvain tubulaire lié à la fausse teigne.
  2. Loque américaine, maladie bactérienne du couvain.
  3. Colonie saine avec couvain régulier.
  4. Couvain calcifié, maladie fongique du couvain.
  5. Virus des ailes déformées : DWV, maladie virale.
  6. Loque européenne, maladie bactérienne du couvain.
  7. Nosémose touchant surtout les abeilles adultes.

Réponse correcte : 6.
Probablement loque européenne, maladie bactérienne du couvain.

Pourquoi ?

La loque européenne est une maladie bactérienne du couvain provoquée par Melissococcus plutonius. Elle touche surtout les jeunes larves, souvent avant l’operculation.

Sur l’image attendue, les signes évocateurs sont un couvain lacunaire, des larves flasques devenant jaunâtres à brunâtres, et des larves malades ou mortes placées dans des positions anormales dans les cellules.

Le mot « probablement » est important ici : un couvain irrégulier ou des larves anormales peuvent orienter vers la loque européenne, mais une image ne suffit pas toujours à trancher avec certitude.

 

Ce qu’il faut comprendre

La loque européenne peut rester peu visible tant que les abeilles éliminent rapidement les larves atteintes. Les symptômes deviennent plus nets lorsque la pression infectieuse augmente ou lorsque le comportement de nettoyage ne suffit plus.

Elle peut être confondue avec d’autres troubles du couvain, notamment la loque américaine, le couvain calcifié ou des dommages non infectieux. Le test de l’allumette peut aider : dans la loque européenne, la masse est souvent visqueuse, mais peu ou pas filante, généralement sur moins de 1 cm.

En Suisse, une suspicion de loque européenne doit être prise au sérieux. Il faut limiter les manipulations, ne pas déplacer de cadres, de colonies ou de matériel suspect, et contacter l’inspecteur ou l’inspectrice des ruchers.

 

À retenir

Les signes importants sont le couvain lacunaire, les larves flasques, jaunâtres à brunâtres, les positions larvaires anormales et parfois une odeur acidulée ou désagréable.

Une image peut orienter le diagnostic, mais elle ne remplace pas l’évaluation sanitaire d’une colonie suspecte.

Le bon réflexe est de ne rien déplacer et de demander rapidement un avis compétent en cas de doute.

 

Pour approfondir

Aide-mémoire : 2.2 Loque européenne

Aide-mémoire : 2 Maladies et ravageurs

Aide-mémoire poster : Comment reconnaître les maladies

Aide-mémoire : 4.1 Hygiène

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