Reconnaissez-vous cette maladie du couvain ? Expliquez ce que vous voyez.
- Couvain tubulaire lié à la fausse teigne.
- Loque européenne, maladie bactérienne du couvain.
- Loque américaine, maladie bactérienne du couvain.
- Colonie saine avec couvain régulier.
- Couvain calcifié, maladie fongique du couvain.
- Virus des ailes déformées : DWV.
- Nosémose touchant surtout les abeilles adultes.
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Réponse correcte : 2.
Probablement loque européenne, maladie bactérienne du couvain.
Pourquoi ?
La loque européenne est une maladie bactérienne du couvain provoquée par Melissococcus plutonius. Elle touche surtout les jeunes larves, souvent avant l’operculation.
Sur l’image attendue, les signes évocateurs sont un couvain lacunaire, des larves flasques devenant jaunâtres à brunâtres, et des larves malades ou mortes placées dans des positions anormales dans les cellules.
Le terme « probablement » est important ici : un couvain irrégulier ou des larves anormales orientent vers la loque européenne, mais le diagnostic doit être confirmé par une personne compétente lorsque le doute existe.
Ce qu’il faut comprendre
La loque européenne peut rester discrète tant que les abeilles éliminent rapidement les larves atteintes. Les symptômes deviennent visibles lorsque la pression infectieuse augmente ou lorsque le comportement de nettoyage ne suffit plus.
Elle peut être confondue avec d’autres troubles du couvain, notamment la loque américaine ou le couvain calcifié. Le test de l’allumette peut aider : dans la loque européenne, la masse est souvent visqueuse, mais peu ou pas filante, en général moins de 1 cm.
En Suisse, la loque européenne est une épizootie à déclaration obligatoire. En cas de suspicion, il ne faut pas déplacer de cadres, de colonies ou de matériel suspect avant d’avoir demandé l’avis de l’inspecteur ou de l’inspectrice des ruchers.
À retenir
Les signes importants sont le couvain lacunaire, les larves flasques, jaunâtres à brunâtres, les positions larvaires anormales et parfois une odeur acidulée ou désagréable.
Une image peut orienter le diagnostic, mais elle ne suffit pas toujours à trancher entre plusieurs maladies du couvain.
La bonne réaction est de limiter les manipulations, de ne rien déplacer et de contacter rapidement l’inspectorat des ruchers en cas de doute.
Pour approfondir
► Aide-mémoire : 2.2 Loque européenne
► Aide-mémoire : 2 Maladies et ravageurs

